Le gagnant de la promotion d’abonnement au magazine 100% CHASSE PÊCHE, François Drapeau, posant avec un omble chevalier de 4 lb.

POURVOIRIE
MABEC

Par Pascal Blais

Mon rêve se réalise

Lors du mois de juin 2024, j’ai eu la chance d’accompagner François Drapeau lors d’un voyage de pêche à la réputée pourvoirie Mabec. François avait été choisi au hasard parmi tous les abonnés du magazine 100% CHASSE PÊCHE pour participer à cette pêche mémorable. Laissez-moi vous raconter, comme si c’était François qui prenait la plume, ce séjour à la truite mouchée!

C’est en février 2024 que le magazine 100% CHASSE PÊCHE m’a contacté pour me dire que je venais de gagner un super voyage de pêche à la pourvoirie Mabec. Bien honnêtement, je pensais que c’était une blague. Je ne croyais pas une seconde que je venais de remporter un si gros prix. Pourtant, j’ai dû me rendre à l’évidence, car Louis Turbide, rédacteur en chef au magazine, était des plus insistant pour me faire comprendre que j’allais réellement partir du 7 au 10 juin 2024 pour la pourvoirie des grosses mouchetées. Wow, quelle chance et quelle opportunité!

C’est donc le 6 juin 2024 que débuta mon périple à la pourvoirie Mabec. Vers les 16 h, mon compagnon de voyage, Pascal Blais, rédacteur au magazine 100% CHASSE PÊCHE, est venu me rejoindre à Sept-Îles. Pour se rendre aux installations de la pourvoirie Mabec, on doit prendre l’hélicoptère et faire un court vol de 30 minutes en hélicoptère. Ça risquait d’être fort excitant! Mais avant, nous allions prendre un bon repas et passer la nuit à Sept-Îles. Notre vol était prévu pour le lendemain matin vers les 11 h.

Pour se rendre à la pourvoirie Mabec, un vol de 30 minutes en hélicoptère en partance de Sept-Îles est nécessaire

Le lendemain, tout continuait de bien aller. La météo était sublime et notre vol allait partir à l’heure prévue. Et à quel vol nous avons eu droit! Les montagnes de cette section du Bouclier canadien sont magnifiques. Les vallées et les rivières sont tout aussi sublimes. Certains affluents sont immenses. Au fil des années, on dirait qu’ils ont réussi à user les caps de roches sur plusieurs dizaines de mètres afin de dessiner ce portrait. Le paysage en est presque démesuré. Tout comme notre point d’arrivée: le lac Manitou. Au premier coup d’œil, on sait que ce lac est extrêmement profond! C’est pourquoi, il est bordé par d’immenses crans de roche. Il y en a presque tout le tour. C’est impressionnant!

Le lac Manitou est bordé de montagnes et de caps de roc, ce qui le rend magnifique.

Après avoir placé rapidement nos bagages dans notre chalet, Pascal et moi avons été conviés à une petite réunion organisée par le propriétaire Louis Laurin dans le lodge principal. En bref, il nous a expliqué le fonctionnement de la pourvoirie et les aspects à connaître, tout ça en grignotant un peu. Bien quoi, on devait prendre des forces un peu avant d’aller prendre nos premières truites! Il y a tellement de grosses truites de naturalisées dans ce lodge qu’on savait qu’on allait en avoir besoin!

Les camps au lac Manitou sont propres et dotés de toutes les commodités nécessaires.

C’est en ayant encore la bouche pleine que Pascal et moi sortons du lodge principal pour aller préparer notre matériel et aller faire quelques heures de pêche. Les guides (oui, les forfaits au lac Manitou sont guidés) nous attendent déjà au quai. Après seulement quelques minutes ici, on sent que tout est très bien organisé et très bien géré. Inutile de vous dire que je comprends maintenant pourquoi cette pourvoirie s’est taillé une place de renom au Québec et au Canada.

Le lodge principal du lac Manitou est le témoin de plusieurs histoires de pêche durant les soirées.

Stéphane, notre guide attitré, nous accueille dans une embarcation de 16 pieds avec un hors-bord de 40 ch. Aussitôt assis, il nous transporte au nord-ouest du lac à «deux ruisseaux». Comme l’eau du lac est encore très froide (on a pu voir de la neige encore sur le dessus des montagnes), la stratégie était d’aller vers les secteurs avec de l’eau un peu plus chaude, comme ce petit affluent qui se jette dans le lac. Pascal a décidé d’attacher à sa ligne un petit jig qui se nomme «Atomic Teaser de Berkley». Il m’a dit que c’était un leurre à avoir dans son coffre quand on s’attaque à la truite mouchetée. Pour ma part, j’ai débuté ma pêche avec une cuillère ondulante et un streamer en guise d’hameçon. Il faut dire que, pour protéger l’espèce lors de la remise à l’eau, aucun hameçon triple n’est toléré ici. C’est très bien ainsi, car la pourvoirie veut conserver sa qualité de pêche. C’est l’Atomic Teaser qui décide de séduire la première truite. En effet, Pascal n’a pas chômé, car, déjà après quelques lancers, il déjouait sa première truite. Mon tour arriva quelques minutes plus tard avec moi aussi une belle mouchetée sur la même structure. Au cours de ce petit réchauffement, nous avons pris 5 truites. Ça commençait très bien le séjour.

Nous avons pêché des affluents qui se jettent dans le lac Manitou à plusieurs reprises durant le séjour.

Jour 2

Là, on pouvait commencer notre vraie 1ère journée de pêche complète. À 6 h 50, notre guide nous attendait déjà au quai pour partir. Décidément, on nous avait averti que les guides nous prenaient à 7 h 00 et ils sont à l’heure. Direction franc Nord pour cette journée. On avait quelques affluents à aller travailler. L’eau très froide du lac (43 °F) nous disait d’aller vers des eaux un peu plus chaudes. L’action a débuté lentement avec quelques truites mouchetées en matinée. C’est véritablement en après-midi que la pêche a pris une autre tournure. Comme les mouchetées semblaient faire les difficiles, nous avons décidé d’aller tenter l’omble chevalier (Arctic Char). Nous étions excités à l’idée de prendre ce poisson, car ni moi ni Pascal n’en n’avions déjà pris. Notre guide nous amène sur un plateau rocheux où la profondeur variait de 25 à 40 pieds. Pour bien travailler le secteur, nous avons pêché à la dandinette. Dans mon cas, je me suis armé d’un tube blanc et d’une tête de ¾ d’once. Pascal, lui s’est plutôt laissé tenter par une tête blanche de ¾ d’once et d’une imitation de méné du genre Gulp Minnow de 4 pouces. Notre manière d’utiliser notre leurre était simple. On laissait frapper notre jig au fond et on remontait de 1 pied pendant que l’embarcation avançait lentement. Soudain: boum! Je sens une morsure et je ferre aussitôt! Je savais que c’était gros, car la pesanteur sur ma canne était importante. Comme la vague était forte à ce moment, le guide n’a pu prendre la puise, car il voulait conserver le contrôle de l’embarcation. C’est Pascal qui s’est déguisé en guide. Malheureusement, cela a fait en sorte que personne n’a pu immortaliser ce moment sur vidéo. Peu importe, Pascal a réussi à mettre cette grosse truite dans l’épuisette et j’ai pu savourer cette capture digne de mention. Elle pesait 4 livres «tappant»! Wow! J’étais comblé par cet omble chevalier (voir la photo en ouverture d’article).

Cette capture a mis de la confiance et de l’énergie dans l’embarcation. Comme les attaques et le poisson capturé étaient dans un secteur très précis du lac, on s’est mis à le travailler au peigne à poux! Et encore boum! Cette fois, c’est Pascal et moi qui avions un poisson en même temps! Incroyable! Nous étions à nous demander qui allait prendre l’épuisette, car le vent n’a pas baissé de puissance. Hélas, mon poisson s’est décroché. Cela m’a permis de troquer ma canne pour l’épuisette. Est-ce que Pascal va également prendre son premier omble chevalier? Oui! Mission accomplie et une autre belle truite de 2,5 livres vient nous rejoindre. Comme tout semblait fonctionner sur des roulettes, je me suis même permis d’ajouter un autre omble chevalier à notre tableau. Hourra, encore un poisson de plus de 2 livres! Cela a conclu de belle façon notre 2e journée de pêche!

Une finale excitante

Durant la 3e journée et les quelques heures avant notre départ lors de la 4e journée, le nombre de prises s’est multiplié. Pour tout dire, nous avons pris deux fois plus de poissons durant les 10 dernières heures que durant les deux premières journées! Tout a commencé avec la truite mouchetée de près de 3 livres que Pascal a capturée dans un genre de baie. C’est lors d’une séance de pêche à la traîne que Pascal a pu prendre cette magnifique mouchetée. C’est la cuillère ondulante Mepps no 3 suivie d’un streamer nommé Daren Dick qui a permis de déjouer cette magnifique truite. 

Pascal Blais avec sa plus grosse truite mouchetée du voyage.

Quant à moi, j’ai enchaîné les captures avec le même genre de montage dans un secteur du lac où le vent poussait depuis deux jours. En effet, nous avons lancé nos offrandes près des berges et l’action était presque incessante. C’est dans ce secteur que nous avons terminé notre séjour et laissez-moi vous dire qu’il y a beaucoup de poissons dans le lac Manitou. Lors de la dernière moitié de la 3e journée, il s’est capturé 19 mouchetés dans notre embarcation. Ce fut presque le même nombre de poisson que nous avons pris lors des quelques heures de pêche en toute fin de séjour. La qualité des truites était aussi intéressante! Leurs poids variaient de 1 à 2,25 livres. J’ai eu un plaisir fou à les capturer au lancer sur un équipement léger! La méthode pour les faire réagir était quand même simple: on lançait nos leurres près de la berge, on les laissait couler quelques secondes et on récupérait lentement. Même si l’eau la plus chaude était près de la surface, on aurait dit que les truites voulaient se maintenir dans 8 à 15 pieds de profondeur afin, je suppose, d’éviter les prédateurs aériens et/ou les rayons du soleil.

Le service et la nourriture

La pourvoirie Mabec offre uniquement des forfaits en plan américain sur le lac Manitou (des forfaits en plan européen sont offerts sur d’autres lacs). Cela signifie donc que les forfaits au lac Manitou incluent le guide (1 pour 2 pêcheurs) et les repas. Je voudrais remercier notre guide Stéphane Riopel. Il a fait un travail colossal pour contrôler l’embarcation lors des journées 2 et 3 où le vent était très présent. Avant de conclure, je dois absolument souligner la cuisine de la pourvoirie Mabec. Nous avons mangé comme des rois! Mes papilles gustatives me redemandent la bavette de bœuf apprêtée lors de ce voyage. Tout était succulent, que ce soit les déjeuners ou les soupers. Vraiment, je lève mon chapeau bien haut aux deux cuisinières! Pour dîner, bien, je dois vous dire qu’on s’est fait servir des Shore Lunchs par nos guides. On était très choyés de pouvoir manger de la truite fraîchement capturée du matin. C’est toujours plaisant de manger en nature et de pouvoir échanger avec les autres pêcheurs qui vivent le même séjour que nous!

La nourriture servie à la pourvoirie Mabec est tout simplement délicieuse.

Pour le diner, les guides préparent du poisson frais afin de combler l’appétit des pêcheurs.

Conclusion

La pourvoirie Mabec est et sera toujours un prestige du Québec lorsque vient le temps de pêcher la truite mouchetée. C’est avec sa qualité de pêche et ses installations pour cette latitude qu’on peut la considérer à ce niveau. À cela, il ne faut pas oublier la qualité de son service. Je souhaite à tous les pêcheurs de pouvoir un jour lancer des leurres dans les eaux du lac Manitou! On ne sait jamais quel genre de truite peut mordre à notre leurre, car il y en a des très grosses.

Merci au magazine 100% CHASSE PÊCHE pour ce merveilleux périple!

Résumé vidéo du reportage à la pourvoirie Mabec en compagnie du gagnant de la promotion d’abonnement au magazine.

Retour en haut